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Charles Desavary

Charles Desavary

Charles Desavary

1837-1885

Crayon noir et aquarelle

Important album de 74 dessins de son voyage en Egypte intitulé  “Vingt cinq jours en Egypte”

Vendu à l’unité

Vingt cinq jours en Egypte

Vingt cinq jours en Egypte

Rue au Caire

Rue au Caire

Sur le bateau

Sur le bateau


Charles Desavary

Charles Desavary, né en 1837 à Arras et mort en 1885 à Arras, est un peintre, photographe, illustrateur et lithographe français. Ami de Camille Corot et de Eugène Delacroix. Gendre de Constant Dutilleux.

CHARLES DESAVARY

1837-1885

Natif d’Arras, élève de Dutilleux, dont il devint le gendre, et surtout de Corot, Desavary est considéré comme un des principal représentant de l’école de peinture d’Arras. Il fréquenta aussi l’atelier de Thomas Couture et fut très proche du groupe des pré impressionnistes. Il s’adonna également avec succès à la photographie. A la mort de son maître Corot, il participa au catalogue des oeuvres rédigé par Robaut. La majeure partie de la vie de Desavary se déroula dans sa ville d’Arras et dans ses environs. Investi dans la vie locale, membre de nombreuses commissions artistiques, il trouva dans sa région sa principale source d’inspiration. C’est à cet égard que notre album constitue une « surprise » tant dans la vie que dans l’œuvre de ce peintre. On ne connaît à Desavary que deux escapades importantes, dont une en 1875 en Bretagne et dans le Centre de la France. La plus inopinée et fantasque est celle de septembre 1869. De passage pour affaires à Marseille, Desavary embarqua sur un coup de tête sur Le Moëris, en direction de l’Egypte. C’est un dessin qu’il en rapporta, La troupe de Comédie du théâtre du Caire le 14 septembre 1869, et qui fut exposé au Salon de 1870 (n° 3344), au côté d’une toile Le Bazar Kaskir de Suez (n° 810), qui permirent de dater cette fugue « mythique et mystérieuse» pour l’entourage de l’artiste. Un article nécrologique du Carillonneur d’Arras, résume la vie rangée et bien remplie de Desavary, mentionnant la petite parenthèse égyptienne et notre album : « … Et toujours il travailla fiévreusement, hâtivement même, ne laissant pas un coin de notre région inexploré, représenté par plusieurs oeuvres à toutes les expositions, prenant une part active à notre mouvement artistique local, fondateur de l’union artistique, secrétaire aux Amis des Arts, restaurant pour les concours de l’Académie le vieux Arras, se passant un beau jour la fantaisie d’aller s’habiller en pacha du Caire au Caire même, et en rapportant un album qui est une oeuvre remarquable de vérité en même temps qu’une verveuse plaisanterie d’humoriste, professant dans nos écoles, envoyant au Monde illustré des correspondances au crayon, courant par la neige… pataugeant par les froidures…. ». Le voyage fut si peu habituel, qu’un article paru dans le journal Le Pas de Calais, et signalant l’exposition de l’œuvre de Desavary organisée à Arras suite à sa mort, annonce un séjour de seulement trois jours en Egypte ! (A. de Galametz, Charles Desavary, exposition rétrospective de 200 tableaux de l’artiste, article du journal « Le Pas de Calais », 9 septembre 1885, n° 4566). On peut considérer notre album comme un récit sans paroles, si ce n’est quelques légendes, des quelques jours que le peintre Charles de Savary passa en Egypte, depuis son embarquement sur le Moëris, avec une vue de sa cabine, les passagers sur le pont, jusqu’aux paysages de Suez, d’Ismaïlia, ou du Caire et les curiosités qui le frappèrent.